Les Palavasiens manquent la montée. Le manager David Theillet tempère la désillusion.

Publié le : 13/06/2026 13 juin juin 06 2026

Battus 41 à 23 à Bièvre-Saint-Geoirs malgré treize points d'avance à l'aller, les Palavasiens manquent la montée. Le manager David Teillet tempère la désillusion. 

Comment le groupe se sent-il ? 
On digère petit à petit : déception sur le match mais relative sur la saison. Il faut s'appuyer sur ce qui a fonctionné en identifiant, par l'observation et les questions posées, ce qui à été validé par l'ensemble. Arriver dans un club, c'est mettre en place des process, faire travailler des personnalités ensemble. Le meilleur indicateur, ce sont les joueurs eux-mêmes : se reconnaissent-ils à travers ce qu'on leur propose ? 

Racontez-nous comment vos chance de monter ont basculé en une mi-temps.
J'ai revu le match : quatre cartons à 20 points d'avance à la quarantième alors qu'on avait énormément travaillé la règle ; c'est plus qu'en une saison. Je ne pense pas que nous soyons devenus, tout à coup, mauvais. L'arbitre a jugé que nous perdions nos collisions. Bien évidemment, sans notre deux, cinq et notre charnière. Une des forces du rugby est la sanction objective : il y a en-avant, hors-jeu ou non. Le cynisme des fautes est une donnée subjective. Pas de procès d'intention : les joueurs loupent leur match. 

Mais vous relativisez...
Trébucher n'est pas tomber. Le bilan est conjoncturellement décevant, structurellement intéressant. Les gens nous ont dit s'être régalés, ils ne nous tirent pas dessus. Mine de rien, c'est un club jeune dont ont attend beaucoup mais dans une belle énergie. Nos espoirs l'on intégré en un an : qualifiés, premiers de poule. C'est une indications. L'équipe une a passé un cap à mi-saison, devenant ambitieuse sans se mettre une pression d'objectif ultime. Car ce dernier est de durer, d'avoir des convictions. 

Que retenir de tout cela ? 
Qu'on est dans le vrai. On n'a pas subi notre saison, on l'a vécue. Un hiver délicat, une infrastructure terrain qui a encore besoin de grandir. Sportivement, on a créé quelque chose de plutôt attrayant et complet. A froid, OK, on n'est pas montés mais on a vu des fruits naître. Poser un cadre, c'est bouger des lignes, sortir certains du confort, voir les réactions quand on veut accélérer un peu. Peu d'absentéisme aux entraînements, la bascule en mode travail s'est faite chez beaucoup. Faire table rase serait dommage. je crois aux vertus du travail. 
C.D.-B.

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