RCM, l'ambition pour tous

RCM, l'ambition pour tous

Publié le : 23/01/2026 23 janvier janv. 01 2026

Le rugby connaît Septeo via le naming du stade du Montpellier Hérault Rugby. C’est aussi le garant du développement du Rugby Club Méditerranée en Fédérale 2. Alors, après les pros, pourquoi les amateurs ?
« L’élite, c’est l’attractivité, mais le sport se pratique en amateur. Le but n’est pas de rivaliser, mais de compléter un club un peu isolé sur le territoire professionnel par un palier pour ces enfants du bassin sud montpelliérain », explique le PDG Hugues Galambrun.
La rigueur de leur tâche est claire : insuffler, par l’exemple, des ambitions à de jeunes amateurs. « J’ai bénéficié d’une formation sur le bassin nord, par la référence qu’est le Pic Saint-Loup, rappelle François Trinh-Duc. L’idée est d’imaginer de futurs joueurs estampillés MHR, forts avant tout de l’empreinte du bassin sud. »

« L’aventure humaine requiert des aventuriers »

En première valeur, les deux professionnels veulent montrer aux pratiquants que l’investissement pour leurs terres a du sens, « en associant le RCM à une entreprise du territoire qui a conscience de ses devoirs sociétaux, de rendre ce qu’il lui donne », développe Galambrun.
En espérant leur apporter l’esprit de corporation : « Le sport inculque la responsabilité. L’aventure humaine requiert des aventuriers, richesse de notre société. »

« Le territoire, c’est le long terme, appuie François Trinh-Duc. J’aimerais accompagner les joueurs pour qu’ils s’ouvrent peut-être à quelque chose de plus grand. Pour cela, on veut une équipe seniors performante, afin que la marche entre le Top 14 – et ses centres de formation – ne soit pas trop importante cinq divisions en dessous. Former, c’est aussi accompagner les éducateurs et entraîneurs qui auront cette fierté de voir leurs jeunes y parvenir. »
Hugues Galambrun navigue donc entre MHR et RCM pour qu’un jeune n’oppose plus agrément et labeur : « La performance, c’est du plaisir ! Demandez à un sportif de réaliser une épreuve accessible à tout le monde, il n’y trouvera aucune joie. La société nous fait vivre un peu dans un cocon, oubliant que le dépassement de soi est plaisant. »

« Travailler mais rester humain »

Ce bassin sud – Villeneuve-lès-Maguelone, Saint-Jean-de-Védas, Frontignan – évoque en filigrane le futur laissé aux enfants.
« Notre monde craquelle, observe Galambrun. On est presque en train de changer d’état civilisationnel. Et dès qu’il y a révolution culturelle ou sociétale, on s’isole. Alors que l’adhésion passe par être proche de chez soi et de ses amis. Le rugby, collectif par excellence, permet de retrouver du sens de l’autre. »
« Je pense qu’il est essentiel de privilégier l’humain ; on constate qu’énormément de joueurs reviennent sur le bassin pour jouer à nouveau avec leurs potes, développe François Trinh-Duc. Les parents, dans les tribunes, s’y retrouvent. On vient au rugby pour l’excuse de l’histoire humaine. Moi le premier : j’ai débuté à 4 ans, avec Fufu (Ouedraogo, NDLR), qui est toujours mon ami. »
Enfin, Septeo, avec ses 3 500 salariés, apporte un esprit de lien entre l’homme du terrain et l’homme de la vie. « On est pragmatiques : bien sûr qu’il y a du business, certains joueurs sont même salariés chez Septeo, reconnaît Trinh-Duc. Voilà nos enseignements : qu’un rugbyman comprenne que les vertus de son sport – la résilience, la remise en question après un échec – il peut les injecter dans son entreprise. Je suis passionné, Hugues l’est aussi, nos sponsors également. Montrons que l’on peut travailler tout en restant humain. »

                                                                      Camille Dupin-Belleville

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